La banquise arctique a atteint en mars 2026 un niveau de superficie historiquement faible, confirmant l’accélération du réchauffement climatique. Selon les données scientifiques, l’étendue maximale de la glace a plafonné autour de 14,2 millions de km², soit l’un des niveaux les plus bas jamais enregistrés en hiver. À titre de comparaison, cette surface reste environ 8 % inférieure à la moyenne observée entre 1993 et 2010. Voir le compte rendu de The Associated Press.
Ce record ne constitue pas un événement isolé. Depuis le début des observations satellites en 1979, la banquise hivernale recule en moyenne de 31 000 km² par an, tandis que la glace estivale diminue encore plus rapidement. Plus inquiétant encore, la tendance se poursuit : l’étendue de la glace en mars diminue d’environ 2,5 % par décennie par rapport aux normales historiques. Au-delà du symbole, ce record hivernal montre que même au cœur de la saison froide, la banquise ne parvient plus à se reconstituer pleinement.
On constate que la région arctique se réchauffe jusqu’à quatre fois plus vite que la moyenne mondiale (amplification arctique), amplifiant la fonte des glaces et perturbant l’équilibre climatique. La disparition de la glace renforce le réchauffement : moins de surface blanche (albédo) pour réfléchir la lumière, plus d’océan sombre pour absorber la chaleur. Ce mécanisme accélère encore la hausse des températures et fragilise durablement le système climatique.
Les conséquences pourraient être majeures : multiplication des événements extrêmes, perturbation des courants atmosphériques et pression accrue sur les écosystèmes. Ce constat s’ajoute à tous les autres énumérés dans ce blog et ailleurs comme le décalage du Gulfstream vers le nord, l’accélération de l’augmentation de la température atmosphérique, l’accélération de la montée du niveau des mers, le dégel du pergélisol …
Mais attention, faut-il le rappeler, la fonte de la glace de mer ne contribue pas à l’élévation du niveau de la mer, au contraire de la glace continentale.
