Copernicus, le centre européen consacré aux données climatiques (entre autres), vient de publier une information importante. L’anomalie de la température moyenne mondiale pour l’année 2025 est de 1,47 °C au-dessus de la référence préindustrielle de 1850-1900 (voir la figure de Copernicus ci-dessous). Cette anomalie est proche de celle enregistrée pour l’année 2023, la deuxième année la plus chaude. Les températures mondiales des trois dernières années ont dépassé en moyenne de 1,5 °C le niveau préindustriel (1850-1900) — c’est la première fois qu’une période de trois ans dépasse en moyenne ce fameux seuil. Les climatologues certifient que le changement climatique induit par les activités humaines en est la principale cause, bien que d’autres facteurs — tels que l’oscillation australe El Niño — aient aussi contribué.
Les onze dernières années ont été les plus chaudes en moyenne jamais enregistrées. On va indéniablement vers le dépassement du seuil de +1,5°C de l’Accord de Paris. On dépassera ce seuil vraisemblablement à la fin de la décennie, soit une décennie avant ce qui était anticipé lors de la COP21. Vagues de chaleur record, violentes tempêtes, incendies de forêt, sécheresses en sont les conséquences immédiates. L’année 2025 en compte plus d’une vingtaine attribuées au réchauffement climatique (voir cette news). Ces événements devraient nous alerter sur ce qui nous attend en plus fort et plus fréquent durant les prochaines années.

La hausse brutale à partir de 2023 a été extrême et semble se maintenir (figure ci-dessous). cela suggère une accélération du rythme du réchauffement climatique. Si le phénomène naturel El Niño, à l’effet réchauffant, surgit, « cela pourrait faire de 2026 une année record », dit à l’AFP Carlo Buontempo, directeur du changement climatique de l’observatoire. Copernicus. Mais « que ce soit 2026, 2027 ou 2028 n’a pas grande importance. La trajectoire est très, très claire », ajoute-t-il.


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