De plus en plus d’experts nous disent qu’on ne pourra pas baisser nos émissions de gaz à effet de serre (GES) suffisamment rapidement pour éviter un réchauffement catastrophique pour l’humanité. Ils en concluent qu’il faudra utiliser des méthodes très techniques soit pour retirer du CO2 de l’atmosphère, soit à le capter à la source (par exemple à la sortie des cheminées), soit pour nous protéger des rayons du soleil (voile solaire). Ces méthodes techniques sont appelées géo-ingénierie climatique. L’Académie des Sciences vient de sortir un rapport à ce sujet.
En gros, il nous dit que ces méthodes sont encore très incertaines, en particulier celle du voile solaire. Elles sont très couteuses. Les méthodes de captage seront sans doute nécessaire pour accompagner la transition. Mais l’efficacité, le coût, la faisabilité de toutses ces méthodes à grande échelle et leurs répercussions environnementales restent cependant très variables selon les techniques considérées. L’Académie des Sciences « souligne que la géo-ingénierie climatique ne peut en aucun cas se substituer
aux politiques de réduction des émissions de GES et de préservation de la capacité de stockage de carbone des écosystèmes (puits naturels), ni aux efforts pour renforcer les capacités d’adaptation au changement climatique et de gestion de risques indispensables pour limiter les pertes et dommages ».
J’ai fait appel aux Shadoks, émission bien connue des téléspectateurs français dans les années 80-90, pour illustrer de manière humoristique certains de ces processus. Feuilletez ce livret composer de dessins et qui finit par un petit texte d’explications.

Laisser un commentaire